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En
Pologne, la question se pose différemment.
Par
principe, est responsable pénalement la personne, employeur ou salarié, qui
viole une règle pénalement sanctionnée. Dès lors, chaque salarié peut voir
sa responsabilité pénale mise en cause, qu’il y ait d’ailleurs
faute ou non de sa part ! La délégation de pouvoirs n’a donc pas d’utilité
particulière.
Ainsi
en matière d’hygiène et de sécurité, le Code du travail (art. 283) précise (en
substance) que « celui qui est responsable de la sécurité ou de l’hygiène
dans l’entreprise, ou celui qui encadre les salariés, (donc qu’il soit
l’employeur ou non) est responsable pénalement du non-respect desdites
règles ».
Au
final, l’employeur est plutôt responsable pénalement « par
exception », sauf bien évidemment faute prouvée à son encontre.
Un
exemple instructif : un chef
comptable de l’entreprise, n’ayant signé aucune délégation de pouvoirs mais
dont les fonctions consistent notamment à régler les salaires, qui tarde à
payer afin que son entreprise puisse percevoir des produits financiers, sera
responsable pénalement de ses agissements…
La
Pologne connaît une autre institution intéressante qu’on rencontre
principalement dans les sociétés commerciales : la prokura. La personne titulaire d’une prokura, qui est inscrite sur
le KRS (équivalent du Kbis) est en quelque sort un « super délégataire »
de pouvoirs mais n’est pas considéré comme étant un dirigeant social. Il semble
ici encore que la jurisprudence polonaise aille vers une possible
responsabilité pénale de ce « super délégataire ».
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