|
|
A côté de cela, le CDD de
remplacement ne présente finalement que peu de spécificité, tout au plus
permet-il de ne pas fixer de terme précis au contrat, autre que le retour du
salarié remplacé.
Enfin, pour être complet, il
convient de signaler qu’existe le CDD pour l’exécution d'une tâche déterminée,
prenant fin avec l’accomplissement de ladite tâche.
Cette situation, qu'on pourrait en
France assimiler à de la précarité, n’est cependant pas uniquement considérée
comme tel en Pologne. Certes le taux de
chômage demeure encore élevé (le plus élevé dans l’UE), de 11,4 % de
la population active selon les derniers chiffres publiés par (EUROSTAT), contre 7,3 % en moyenne
dans l’Union Européenne et pour effectuer la comparaison, de 8,7 % en France.
Cela étant elle traduit surtout à notre sens une
très grande flexibilité et une adaptabilité
très forte de la main d’œuvre polonaise. Ainsi, ces situations de contrat à
durée déterminée ne sont pas un obstacle, au quotidien, pour obtenir un crédit
et on ne peut pas penser que les banquiers polonais soient plus « téméraires »
que leurs homologues polonais. En effet, à tout prendre, un banquier polonais
s’engagera plus aisément et accordera un prêt à un salarié en CDD de 5 ans,
qu’à un autre en CDI dont le contrat, mais ce pourrait être l'objet d'une autre
intervention, est lui soumis à un régime de licenciement des plus libéraux et
où l’indemnisation des demandeurs est bien moins importante qu’en France.
|