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S'implanter en Pologne • Droit social •
Les mesures sociales
anti-crise en Pologne (1/2)
Le 22 août 2009 est entrée en vigueur une loi
relative à la « modération des effets de la
crise économique pour les salariés et les entrepreneurs ». Cette loi,
libéralisant certaines dispositions du Code du travail, a pour objectif de
stabiliser le niveau de chômage à 11 % de la population active (8,7 % en
àla même époque) et restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2011.
La loi distingue 2 catégories de mesures :
- celles utilisables
par tous les employeurs ayant la qualité d’entrepreneur au sens de la loi sur la
liberté de l’activité économique (1), et
- celles dont peuvent uniquement bénéficier les employeurs « rencontrant des difficultés financières à caractère
temporaire » (2). Pour pouvoir prétendre à ce statut, une baisse de chiffre d’affaires d’au moins 25 % au cours d'une période de référence de 3 mois
consécutifs doit notamment être démontrée.
1. Tout employeur peut désormais :
- prolonger au maximum de 12
mois (au lieu de 4 mois actuellement) la période de référence
prise en compte pour l'application des règles relatives à la durée du travail.
Grâce à cette mesure,
les dépassements de la durée du travail de chaque salarié seront compensés, à
l’intérieur de la période de 12 mois, avec les jours où le salarié travaille
moins ou ne travaille pas. Les employeurs demeurent cependant tenus de respecter
le temps de repos journalier (11 heures minimum) et hebdomadaire (35 heures
minimum).
Les employeurs ayant
choisi de prolonger la période de référence limiteront ainsi le recours aux heures supplémentaires dans les périodes de suractivité.
Le recours à cette mesure doit être justifié par des motifs objectifs,
technologiques ou liés à l’organisation du temps du travail. En pratique, la définition,
très vaste, devrait permettre de recourir facilement et sans risque majeur à ce
dispositif.
La prolongation de la
période de référence nécessite la signature d'un accord des organisations syndicales présentes
dans l’entreprise ou, en leur absence, avec les représentants des salariés. La copie
de cet accord est notifiée à l’inspection du travail.
- moduler plus souplement les horaires
de travail. Ainsi, les heures de
début et de fin du travail au cours de la semaine pourront ainsi différer
d’un jour à l’autre.
Dans l’hypothèse où
suite à une telle modulation le salarié recommence son travail au cours d’une même
journée de travail, ce temps de travail ne sera plus considéré comme
constituant un recours à des heures supplémentaires.
Pour mettre en place cette mesure, un accord avec les organisations syndicales présentes dans l’entreprise ou,
en leur absence, avec les représentants des salariés est nécessaire. Cependant, à la différence de la prolongation de la période de référence, aucune notification à
l’inspection du travail n’a pas été prévue.
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